| Conférence de presse du 14 avril 2009 |
| 2009-04-14 |
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Le 14 avril 2009, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant, entre autres, la réaction de la RPDC à la déclaration présidentielle du Conseil de Sécurité, la situation en Thaïlande et les négociations sur la zone de libre-échange Chine-Pérou. Jiang Yu : Mesdames et Messieurs, bonjour. D'abord, j'ai une nouvelle à vous annoncer : Sur l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Wen Jiabao, le Premier Ministre de la République d'Albanie Sali Berisha et le Premier Ministre de la République de Finlande Matti Vanhanen effectueront respectivement une visite officielle en Chine du 17 au 21 avril et du 19 au 22 avril. Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions. Q : La RPDC a annoncé aujourd'hui qu'elle se retirerait des pourparlers à six. Quelle est la réaction chinoise à cet égard ? Pourriez-vous nous donner davantage d'explications sur l'adoption par le Conseil de Sécurité d'une déclaration présidentielle au sujet des activités de lancement de la RPDC ? R : Concernant vos questions, nous espérons que les différentes parties concernées pourront tenir compte de l'intérêt général et faire preuve de sang-froid et de retenue afin de préserver ensemble le processus des pourparlers à six. Après l'adoption par le Conseil de Sécurité de ladite déclaration, l'Ambassadeur Zhang Yesui, Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, s'est exprimé devant les médias. Ce matin, nous avons également exprimé, à la demande des journalistes, la position chinoise à cet égard. Q : D'après un rapport publié par le Ministère des Finances de la République de Corée, le fait que la Chine devienne une puissance économique mondiale porte atteinte aux intérêts économiques de la République de Corée. Comment la Chine y réagit-elle ? R : La Chine et la République de Corée, deux pays voisins amis, maintiennent entre elles une coopération mutuellement avantageuse. La Chine cherche à mener, sur la base de l'égalité et des avantages réciproques, une coopération pragmatique dans différents domaines avec la République de Corée afin de réaliser le développement partagé. Face à la grave crise financière internationale, nous entendons œuvrer en commun avec notre pays voisin pour surmonter les difficultés, transformer les défis en opportunités, approfondir la coopération dans la lutte contre la crise et enfin promouvoir davantage la coopération réaliste entre nos deux pays dans les différents domaines. Le développement de la Chine ne constitue pas une menace ni une provocation. Bien au contraire, il représente plus d'opportunités de coopération. Q : Selon la déclaration adoptée par le Conseil de Sécurité, ce dernier est d'accord pour ajuster les mesures arrêtées dans la résolution 1718. D'après vous, quels seront les ajustements appropriés ? R : La déclaration présidentielle adoptée par le Conseil de Sécurité est le résultat d'un compromis dégagé par les différentes parties après plusieurs tours de consultations auxquels la Chine a participé avec une attitude responsable et constructive. Nous ne sommes pas favorables à l'adoption par le Conseil de Sécurité d'une résolution sur les activités de lancement de la RPDC, ni à de nouvelles sanctions imposées contre cette dernière. Dans le contexte actuel, nous espérons que les différentes parties concernées pourront, dans une vision d'ensemble et à long terme, travailler ensemble pour maintenir la paix et la stabilité dans la Péninsule coréenne et la région et faire avancer sans discontinuer les pourparlers à six et le processus de la dénucléarisation de la Péninsule. En ce qui concerne votre question, je suis convaincue que la commission concernée y apportera une solution judicieuse. Q : Dans sa déclaration, la RPDC a jugé inutiles les pourparlers à six. Quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxième question, le Président pakistanais Zardari a signé un accord conclu entre les officiels de la Province de la Frontière du Nord-Ouest et des groupes armés islamistes pro-Talibans. L'accord exige l'application de la loi islamique dans la vallée de Swat alors que les Talibans sont étroitement liés à l'organisation du « Mouvement islamique du Turkestan oriental ». Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Ces dernières années, les pourparlers à six ont joué un rôle actif dans la promotion du processus de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, la mise en place d'une plate-forme de communication permettant aux pays concernés d'établir entre eux la confiance mutuelle ainsi que les discussions collectives sur l'instauration d'un mécanisme de paix et de sécurité en Asie du Nord-Est. Ils ont obtenu des succès retentissants. Les résultats obtenus jusqu'ici dans les pourparlers à six sont le fruit des efforts conjugués des différentes parties. Nous espérons que toutes les parties concernées feront preuve de sang-froid et de retenue pour préserver ensemble le processus des pourparlers. S'agissant de votre deuxième question, le Pakistan est un pays voisin ami de la Chine. Depuis toujours nous soutenons fermement les efforts actifs déployés par le gouvernement pakistanais pour préserver la stabilité et le développement du pays et nous avons fourni dans la mesure de nos possibilités des aides et assistances au Pakistan. Nous saluons le soutien de la communauté internationale, sous diverses formes, à la stabilité et au développement du Pakistan et accordons notre appui à la communauté internationale pour le renforcement de la coopération anti-terroriste. Q : J'ai deux questions à vous poser. La première, quel est le commentaire chinois sur la situation actuelle en Thaïlande ? Quels sont vos conseils pour les ressortissants et les touristes chinois en Thaïlande ? La deuxième, à ma connaissance, l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan et le Pakistan effectuera une visite en Chine. Veuillez le confirmer. R : La Thaïlande est un pays voisin ami de la Chine. Nous suivons de près l'évolution de la situation dans ce pays. Nous espérons sincèrement que la Thaïlande maintiendra la stabilité nationale, l'harmonie sociale et le développement économique continu. S'agissant de nos conseils pour le voyage en Thaïlande, je vous prie de prêter attention aux informations émises dans la rubrique « Services consulaires » sur le site web du Ministère des Affaires étrangères. Concernant votre deuxième question, l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan et le Pakistan Richard Holbrooke effectuera une visite en Chine les 15 et 16 avril. Actuellement, les parties chinoise et américaine sont en train de se consulter sur les arrangements concernés. Q : A part son annonce du retrait des pourparlers à six, la RPDC a déclaré qu'elle relancerait son programme nucléaire. Quelle est la réaction chinoise à ce sujet ? R : Nous avons noté la déclaration du Ministère des Affaires étrangères de la RPDC. Nous espérons que les différentes parties pourront, dans une vision d'ensemble et à long terme, faire preuve de sang-froid et de retenue, car cela correspond aux intérêts communs des différents pays de la région et de la communauté internationale. Dans sa déclaration présidentielle, le Conseil de Sécurité a exprimé son soutien aux pourparlers à six et appelé à une reprise rapide des pourparlers et à la réalisation pacifique de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne afin de préserver la paix et la stabilité sur la Péninsule coréenne et dans la région. Q : J'ai une question concernant le déplacement des journalistes étrangers dans les régions peuplées de Tibétains. Je sais que la Chine est un Etat de droit. Les règlements concernés prévoient que les régions peuplées de Tibétains dans les provinces du Sichuan, du Qinghai et du Gansu sont ouvertes aux touristes étrangers. Pourtant, certains de mes collègues et moi-même avons été empêchés, à plusieurs reprises, d'entrer dans une zone peuplée de Tibétains dans la province du Sichuan. Pourriez-vous me donner des explications là-dessus ? Le gouvernement central est-il au courant du fait que des gouvernements locaux empêchent les journalistes étrangers d'entrer dans ces régions ? R : Je voudrais répondre brièvement à votre question. Premièrement, la politique sur l'ouverture du Tibet et d'autres régions peuplées de Tibétains n'a pas changé. Deuxièmement, il y a toujours des journalistes étrangers qui se rendent dans ces régions pour faire des reportages. Troisièmement, les journalistes étrangers qui souhaitent aller faire des reportages au Tibet pourront présenter une demande, conformément aux règlements concernés, aux services locaux chargés des affaires extérieures. Quatrièmement, le Centre de Presse international du Ministère des Affaires étrangères travaille actuellement en coordination avec les services concernés du Tibet pour organiser des voyages d'interview au Tibet pour les journalistes étrangers. Nous vous en tiendrons au courant quand nous aurons eu des informations sur les arrangements en la matière.
Q : La Chine a publié hier son premier Plan d'action national sur les droits de l'homme. Beaucoup de pays, dont les Etats-Unis, trouvent qu'il s'agit d'un grand progrès. Les Etats-Unis ont critiqué dans leur rapport de 2008 la situation des droits de l'homme en Chine. Et la Chine a répondu du tac au tac par la publication d'un rapport sur la situation des droits de l'homme aux Etats-Unis. Est-ce que la Chine pense que les Etats-Unis ont enregistré des progrès en matière de droits de l'homme ? Et quels sont vos commentaires sur la position américaine cette fois ? R : La Chine ne tient jamais de propos déplacés sur les affaires intérieures des autres pays. Si le département compétent de la Chine a publié un rapport sur la situation des droits de l'homme aux Etats-Unis, c'est pour leur rappeler de tenir compte de leurs propres problèmes très graves en la matière. Nous préconisons toujours qu'il faut travailler ensemble à promouvoir le développement des droits de l'homme dans le monde par voie de dialogue sur la base de l'égalité et du respect mutuel. Comme vous le dites, le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié hier le Plan d'action national sur les droits de l'homme. C'est le premier plan national ayant comme thème les droits de l'homme qui fixe les objectifs à poursuivre et les mesures concrètes à adopter par le gouvernement chinois dans les deux ans à venir pour promouvoir et défendre les droits de l'homme. Nous espérons que les pays concernés pourront bien apprécier les progrès remarquables obtenus par la Chine dans le domaine des droits de l'homme et se garder d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine en exploitant la question des droits de l'homme. Q : Pourriez-vous confirmer qu'aucune société chinoise ne s'est livrée à des transactions avec la RPDC qui violeraient la résolution 1718 du Conseil de Sécurité ? S'il y avait ce genre d'affaires, quelles mesures de sanction prendrait le gouvernement chinois ? R : C'est une question sérieuse. En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine applique toujours d'une manière responsable les résolutions du Conseil de Sécurité, y compris la résolution 1718. Q : Selon un reportage, l'Inde a récemment demandé des prêts auprès de la Banque asiatique de Développement. Pourtant, la Chine y a exprimé son opposition et a empêché la Banque d'approuver le plan du prêt. Toujours selon ce reportage, la raison pour laquelle la Chine s'oppose au plan du prêt est que la Banque a proposé dans son plan de fournir des crédits à des projets à Arunachal Pradesh, zone contestée. Pourriez-vous le confirmer ? R : La Chine soutient toujours le rôle actif joué par la Banque asiatique de Développement pour aider les pays concernés dans leur développement. La Chine, qui lui a toujours offert du soutien financier et a participé à des projets de coopération, est disposée à continuer à apporter sa contribution à cet égard. Concernant la question que vous avez posée, je voudrais souligner que la question frontalière entre la Chine et l'Inde n'est pas encore résolue. La Chine est prête à travailler avec l'Inde, par voie de dialogue et de consultations amicaux menés sur un pied d'égalité, en vue de trouver une solution juste et raisonnable acceptable pour les deux parties. Q : La Chine signera bientôt à Beijing un accord du libre-échange avec le Pérou. Veuillez le confirmer. R : C'est le Ministère du Commerce qui se charge des négociations sur la zone de libre-échange Chine-Pérou. Mais je pourrais vous donner quand même des informations dont je dispose. En novembre 2008, le Président Hu Jintao et le Président Alan Garcia ont annoncé que les négociations sur la zone de libre-échange des deux pays avaient terminé. A l'heure actuelle, les deux pays travaillent à accomplir les procédures requises par leurs législations respectives afin de pouvoir signer et appliquer cet accord dans les meilleurs délais. Ledit accord, très ouvert, et couvrant un grand nombre de domaines, est le premier accord global du libre-échange entre la Chine et un pays latino-américain. Le succès des négociations jouera un rôle important pour permettre aux deux pays de lutter en commun contre la crise financière internationale et de promouvoir la stabilité et le développement économiques. Q : Si la RPDC ne participe plus aux pourparlers à six, est-ce que les cinq autres pays pourront se réunir ? Est-ce encore nécessaire de tenir ces pourparlers ? R : Je voudrais réaffirmer la position chinoise là-dessus. Nous espérons que les parties concernées pourront, dans l'intérêt général et dans une perspective à long terme, faire preuve de sang-froid et de retenue et travailler ensemble pour maintenir le processus des pourparlers à six. Cela correspond aux intérêts communs des différents pays dans la région et de la communauté internationale. Nous espérons réaliser la dénucléarisation de la Péninsule coréenne par voie de dialogue et de négociations. Q : Encore une question sur la RPDC. Pour promouvoir les pourparlers à six, est-ce que le gouvernement chinois compte envoyer un représentant en RPDC ? Merci. R : Je n'en ai pas d'information pour le moment. Q : Selon des reportages, le Vice-Président du Comité national de la CCPPC Li Jinhua est actuellement en visite en RPDC et il a rencontré hier à Pyongyang la Présidente du Comité central du Front démocratique pour la réunification de la patrie Ryo Won Gu. Quels sont les autres dirigeants de la RPDC que la délégation rencontrera ? R : Je ne connais pas les arrangements concrets pour la visite en RPDC de la délégation de la CCPPC. En tant que pays voisin ami de la RPDC, la Chine continuera à développer les relations d'amitié et de coopération avec elle. Q : Comment la Chine joue-t-elle son rôle dans la coopération internationale pour lutter contre les pirates somaliens ? R : Nous soutenons fermement les actions prises par la communauté internationale pour combattre les pirates somaliens et défendre la sécurité maritime et nous y prenons une part active. Nous y avons envoyé des flottes d'escorte et joué un rôle actif. Nous allons continuer à renforcer la coopération avec la communauté internationale pour lutter contre la piraterie dans le respect des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et du droit international y relatif. Si vous n'avez pas d'autres questions, je lève la séance. Merci de votre présence. |

