| Conférence de presse du 23 avril 2009 |
| 2009-04-23 |
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Le 23 avril 2009, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant sur, entre autres, la visite en Chine du Vice-Président péruvien Luis Giampietri Rojas, la visite en Chine du Président de l’Assemblée nationale de France Bernard Accoyer et la rencontre à Kaesong entre la RPDC et la République de Corée. Jiang Yu : Bonjour à tous ! Tout d’abord, je voudrais vous annoncer une nouvelle : Sur l’invitation du Vice-Président Xi Jinping, le Premier Vice-Président de la République du Pérou Luis Giampietri Rojas effectuera une visite de travail en Chine du 27 avril au 2 mai. Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions. Q : Après l’apport d’offrandes par le Premier Ministre japonais Taro Aso au sanctuaire Yasukuni, est-ce que la partie chinoise envisage d’annuler ou de reporter la visite en Chine du Premier Ministre Taro Aso qui est prévue pour la semaine prochaine ? R : En ce qui concerne la visite en Chine du Premier Ministre japonais Taro Aso, nous en annoncerons les informations en temps opportun. Ce que je tiens à souligner, c’est que savoir connaître et traiter l’histoire de manière correcte constitue la base politique pour assurer un développement sain et régulier des relations sino-japonaises. Nous espérons que la partie japonaise pourra observer strictement les principes et les engagements inscrits dans les quatre documents politiques sino-japonais, afin de préserver, en faisant preuve de responsabilité, l’intérêt général des relations bilatérales. Q : Après l’apport d’offrandes par le Premier Ministre Taro Aso au sanctuaire Yasukuni, quand et comment la partie chinoise a-t-elle exprimé ses mécontentements à la partie japonaise ? R : S’agissant de votre question, nous avons déjà publié ce matin les informations à ce sujet. Q : J’ai deux questions. La première, quels sont vos commentaires sur la rencontre à Kaesong entre la RPDC et la République de Corée ? La deuxième, le Président de l’Assemblée nationale de France Bernard Accoyer est en visite en Chine. Veuillez nous donner les informations concernées. R : Concernant votre première question, en tant que voisin proche de la Péninsule coréenne et ami en commun de la RPDC et de la République de Corée, la Chine estime toujours que l’amélioration des relations entre ces deux pays ainsi que la promotion de leurs réconciliation et coopération correspondent aussi bien aux intérêts communs de tous les peuples de la Péninsule coréenne qu’à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. La partie chinoise soutient les efforts de la RPDC et de la République de Corée visant à régler la question par le dialogue afin de promouvoir leurs réconciliation et coopération. Quant à votre deuxième question, le Président Accoyer est le deuxième Président de l’Assemblée nationale de France à visiter la Chine depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 45 ans. La Chine accorde une haute importance à cette visite. Le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Wu Bangguo a eu un entretien fructueux avec lui, et ils ont signé le Mémorandum d’entente entre l’Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine et l’Assemblée nationale de la République française sur la mise en place d’un mécanisme d’échanges réguliers. Demain, le Président Hu Jintao rencontrera M. Accoyer. Nous avons la conviction que cette visite contribuera à renforcer les relations d’amitié et de coopération ainsi que la compréhension mutuelle entre les deux pays et leurs organes législatifs. La Chine entend continuer à maintenir les échanges à différents niveaux avec la France pour promouvoir davantage leur coopération mutuellement avantageuse. Q : Selon des reportages, le Président français Nicolas Sarkozy a déjà lancé, par l’intermédiaire du Président Accoyer, son invitation au Président Hu Jintao pour une visite en France. Veuillez nous le confirmer. R : Tout à l’heure, je vous ai déjà donné les informations sur la visite en Chine du Président de l’Assemblée nationale de France Bernard Accoyer. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas encore informés de cette invitation. Q : Le Dalï Lama a critiqué hier la condamnation par la justice chinoise des trois criminels impliqués dans l’affaire de l’incendie volontaire du 14 mars, en laissant entendre que cette condamnation a été faite à des « fins politiques ». Quels sont les commentaires de la partie chinoise là-dessus ? R : Les paroles et les actes du Dalaï Lama depuis de nombreuses années montrent bien qui il est. Ce qu’il a dit du traitement judiciaire des émeutes du 14 mars ne correspond pas à la réalité. La Cour populaire de la Région autonome du Tibet a traité ces affaires en stricte conformité avec la loi et les procédures légales chinoises. Le jugement et la condamnation ont été faits en audience publique, les droits d’ester en justice des accusés pleinement garantis, leurs habitudes ethniques et leur dignité personnelle bien respectées. Les accusés ont été pleinement défendus soit par les avocats de leur propre choix, soit par les avocats désignés par la Cour en vertu de la loi quand les accusés n’ont pas eux-mêmes engagé d’avocats. Ils ont été assistés également par des interprètes de la langue tibétaine engagés par la Cour pour eux. Durant tout le processus, la Cour populaire locale a toujours observé la politique alliant la clémence avec la fermeté et la politique de recours limité et prudent à la peine capitale.
Q : Pouvez-vous présenter la visite en Chine du premier Vice-Président du Pérou ? R : Le premier Vice-Président péruvien Luis Giampietri Rojas va effectuer une visite de travail en Chine du 27 avril au 2 mai. Il aura des rencontres avec les dirigeants chinois pour des échanges de vues sur les relations bilatérales et les questions d’intérêt commun. Durant son séjour, les deux parties vont signer un accord sino-péruvien sur le libre-échange. Fruit d’une prise de décision stratégique de la part des gouvernements des deux pays dans l’intérêt général du développement des relations bilatérales, la conclusion d’un tel accord profitera, à nos yeux, à la promotion du commerce et de l’investissement bilatéraux, et revêt une portée positive pour la lutte commune par la Chine et le Pérou ainsi que les autres pays de l’Amérique latine contre la crise financière. Q : Premièrement, vous avez affirmé mardi dernier que la politique chinoise sur le travail des journalistes étrangers au Sichuan demeurait inchangée. Cependant, des journalistes ont rencontré des difficultés dans cette région. Y a-t-il des changements ou pas concernant cette politique ? Deuxièmement, selon des reportages, des médias américains accusent des pirates informatiques chinois d’avoir fait intrusion dans le réseau informatique du Pentagone pour obtenir des renseignements militaires sur des chasseurs américains. Quels sont vos commentaires ? R : Concernant votre première question, je vous ai déjà dit de contacter à temps les responsables du Département de l’Information du MAE quand vous rencontrez des problèmes ou difficultés dans votre travail. Je ne connais pas les détails des cas que vous évoquiez. Par exemple, est-ce que le réseau du transport dans les régions les plus touchées a été affecté ? L’accès libre à ces régions est-il autorisé ? Ces questions sont à trancher par les gouvernements locaux en tenant compte de la situation sur place. Nous espérons que les journalistes se rendant dans les régions frappées par des catastrophes ou incidents auront une meilleure communication avec les gouvernements locaux. Je voudrais aussi réitérer que les règlements et la politique sur le travail de reportages des journalistes étrangers en Chine sont très claires et restent inchangés, et que les gouvernements chinois à tous les niveaux sont disposés à accorder des facilités et à prêter leurs concours aux journalistes étrangers dans leur travail. Quant à votre deuxième question, j’ai noté que les informations sur la soi-disant intrusion des pirates avaient été démenties par l’autorité américaine concernée. Nous avons réaffirmé, à maintes reprises, notre politique ferme qui consiste à lutter et à combattre, conformément à la loi, la cybercriminalité, y compris les pirates informatiques. Je ne sais pas ce que cherchent les gens qui diffusent ce genre d’informations. Je voudrais à cette occasion vous présenter la coopération entreprise par la Chine dans la lutte contre la cybercriminalité. La Chine se situe au premier rang mondial avec les 300 millions d’internautes. Les réseaux informatiques chinois font face aussi aux risques d’attaques. Des statistiques montrent que huit sur 10 ordinateurs connectés à Internet ont été contrôlés à distance par des cyber-attaquants. 70% des botnets du monde se trouvent en Chine. Les autorités compétentes chinoises prennent très au sérieux la lutte contre la cybercriminalité. Les autorités chargées de la sécurité publique coopèrent avec les autres pays et les organisations internationales pour combattre ensemble toutes les criminalités dont les cyber-attaques transfrontalières. Ces efforts deviennent plus efficaces grâce aux consultations et à la coopération bilatérales ou dans le cadre de l’Interpol. Nous estimons qu’il est tout à fait irresponsable de prétendre, sans avoir fait des enquêtes comme il faut, que la Chine est l’origine de ces attaques. Si vous n’avez pas d’autres questions, la séance d’aujourd’hui est levée. Merci de votre présence et à la prochaine ! |

